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Le blog de Lolo

Votre but n'est qu'un moyen

Avant-tout ce billet est totalement empirique et n'est que le modeste fruit de ma réflexion. A prendre pour ce que c'est donc : un avis personnel. Merci a nos amis scientifiques ou anthropologistes de ne pas être trop sévères dans la critique ;-)

Commençons par une question que doivent se poser beaucoup d'introvertis, d'intellectuels, de philosophes et apparentés : pourquoi la "nature" - ce système si difficile à appréhender - nous a-t'elle donné, ainsi qu'à nos semblables, une conscience ?

Cette question me paraît si importante qu'elle aurait pu intituler ce billet !

Si l'on considère que notre civilisation actuelle est la plus avancée qui ait jamais peuplé cette planète, on peut dire que dans la mesure des connaissances actuelles de l'humanité, la science ne peut pas apporter de réponse à cette question (enfin en tout cas à ma connaissance, si vous connaissez des travaux scientifiques valables sur cette question, je veux bien en prendre connaissance).

L'homme n'a bien évidemment pas pu se satisfaire de ce vide existentiel et n'a pas attendu le 21ème siècle pour le combler, il inventa donc au cours de son histoire la religion, qui tente d'apporter une réponse sur la base de croyances, sans toutefois pouvoir démontrer quoi que ce soit, des postulats qui ne pourront jamais être valables pour toute personne douée de raison et de liberté de penser...

Beaucoup pensent que la conscience est née de l'instinct de survie de l'espèce. L'évolution aurait donc doté l'espèce humaine de cet attribut ultime ?

Pourtant la conscience humaine est épisodique au regard de l'âge la planète, et même de l'apparition de la première forme de vie jusqu'à aujourd'hui. Avant nous, de nombreuses espèces animales ont survécu et continuent encore à le faire, certaines espèces se sont aussi imposées comme l'espèce dominante, tout en haut de la chaîne alimentaire. Il est important de remarquer également que certaines espèces qui vivent en collectivité, sans avoir individuellement une intelligence importante, ont su à l'instar de l'homme créer des édifices, des habitats ou des produits complexes : termitières des termites, miel des abeilles, etc. on peut donc en déduire que des attributs physiques, une adaptation génétique, une certaine intelligence (ou intelligence collective) suffisent à la survie ou à la domination des animaux sur terre.

Et vous me demanderez alors s'il est possible de dé-corréler intelligence et conscience ?

Pour ma part je dirais que la conscience est une conséquence d'une intelligence supérieure. Certains animaux sont doués d'intelligence : les pieuvres, les singes, les rats, les corbeaux, les dauphins, etc. mais n'ont simplement pas une conscience aussi élevée que celle de l'homme. Les animaux sont pour ainsi dire gouvernés par leur instinct, leur hormones, leur système nerveux, etc. Cela semble logique, l'homme possède l'un des plus gros encéphales, l'un des plus gros cerveau de tout le règne animal, ce qui nous permet - grâce à un grand nombre de neurones et d'interconnexions entre les neurones - d'avoir un niveau de réflexion élevé. Non seulement cela, mais cette capacité de réflexion ne serait rien sans une capacité de perception importante de l'environnement. Ainsi le nombre des cellules de nos organes permettent de mieux sentir, goûter, voir, entendre, etc. mais au cerveau - par sa capacité de "calcul" - la charge d'interpréter correctement tous ces signaux et enfin de décider d'agir en fonction des informations reçues. Chaque décision est la conséquence de l'environnement immédiat mais aussi de la mémoire. Car l'homme peut stocker dans son cerveau de nombreuses informations, fruit de la perception de son environnement, dont font finalement partie les autres humains. Car, oui, la société étant, je ne m'avancerait pas trop en prétendant que nous sommes en très grande partie le résultat des "autres". A titre de comparaison, les animaux ayant un cerveau moins complexe, retiennent moins d'informations et en transmettent également moins à leurs congénères. Le fait qu'il leur manque le langage et l'écriture y est certainement pour beaucoup....

En matière d'intelligence, de réflexion, tous les hommes ne sont sans doute pas parfaitement égaux à la naissance (matériel génétique différent, grossesse différente, etc.), mais sauf maladie génétique, la variation est tout de même infime entre chaque être humain. La différence se fait surtout par le contexte, l'expérience du vécu, l'acquis. Plus l'homme changera d'environnement, plus il échangera avec d'autres congénères, plus il devra faire face à des difficultés, plus il utilisera ces informations à son avantage et plus il sera logiquement intelligent. Encore faut il que l'individu retiennes les informations importantes, pas des informations parasitaires qui l'empêcheraient de progresser, de s'adapter correctement. Et encore faut-il qu'on lui en laisse la possibilité bien sur. Rappelons que l'esclavage, l'endoctrinement n'ont pas encore été totalement éradiqués de notre civilisation.

Dans l'histoire lorsque l'être humain s'est déplacé, a voyagé dans de nouvelles contrées, a traversé les continents, les océans, a rencontré d'autres civilisations ou d'autres tribus, on peut dire aujourd'hui avec le recul que l'échange a en général été bénéfique au niveau culturel, scientifique, politique, etc. on peut malheureusement aussi regretter les colonisations, les empires d'une époque qui ont cherché à imposer leur religion, leur règne, leur culture et qui ont donc aussi, souvent, détruit un immense potentiel.

Laisser les empires étatiques, religieux, capitalistes, criminels et même sociaux imposer une pensée unique, le communément admis est délétère. Combien de scientifiques sont morts dans l'histoire pour avoir fait valloir que la terre était ronde face au plus grand nombre et à l'autorité ? L'autorité hiérarchique, centralisée, sera toujours moins efficace que l'intelligence collective reposant sur la liberté de penser et de s'exprimer. L'intelligence collective me rappelle fortement la richesse créée par les interconnexions neuronales.

Limiter sa bienveillance et son point de vue à un cercle de connaissances proche (amis, famille) est rassurant mais va nécessairement de pair avec le favoritisme, la partialité. Je sais bien que c'est humain, mais c'est aussi - paradoxalement - concomitant aux intérêts personnels et à l'individualisme. Chez les animaux qui vivent en groupe, l'individu dominant qui fait aussi figure d'autorité protège les membres de sa meute. Cependant au sein d'une société qui rassemble de nombreuses communautés cela crée nécessairement des clivages qui vont s'opposer au cosmopolitisme, comme a pu le démontrer l'essayiste et économiste américain Jeremy Rifkin dans son ouvrage "Une nouvelle conscience pour un monde en crise - Vers une civilisation de l'empathie".

Le collectif, la société (les autres) apportent des informations essentielles à l'individu, un socle de base sans lequel il ne pourrait pas se développer correctement, mais parrallèlement à cela chaque individu contribue à constituer ce collectif qu'il enrichi évidemment de sa propre expérience, évitant ainsi la monoculture et finalement la stagnation des connaissances. Pour l'évolution il est donc extrêmement important de laisser à chaque individu la possibilité de penser par lui même, d'imaginer de nouvelles choses, d'innover. Quitte à ce qu'il se trompe, qu'il corrige si nécessaire. C'est cette capacité essentielle de penser individuellement qui fait évoluer l'espèce, à condition que cela repose sur une réflexion, une logique sans sentimentalisme qui permet d'en faire la démonstration au plus grand nombre.

Ce que la conscience a apporté indirectement à l'être humain, par l'indépendance de son esprit, mais aussi par la quantité d'individus et la conquète de la quasi-intégralité de la surface de la terre, c'est le pouvoir d'impacter de manière durable et de sa propre volonté l'ensemble de l'écosystème terrestre. Si d'autres organismes peuvent modifier leur environnement local... peut être global (virus, bactéries, planctons) ils n’en ont pas conscience, et il leur faut du temps. L'écosystème tout entier s'adapte, il se rééquilibre en un tout cohérent. L'homme, par les changements trop importants et trop rapides qu'il induit, impacte négativement tout l'écosystème. Le réchauffement climatique, la pollution, l'épuisement des ressources, la surconsommation mettent en danger des espèces qui mettront peut être des millénaires à se régénérer, à ne plus être en voie d'extinction. Les seuls transports ont également permis involontairement à certaines espèces de migrer et détruire en un temps record leur nouvel écosystème. Pour les espèces déjà disparues, la nature ne les "réinventera" pas, alors qu'elles auraient sans doute survécu sans l'intervention de l'homme. Sachant que certains traitements médicaux sont tirés ou ont été inspirés par des espèces animales ou végétales rares, c'est un peu comme se tirer une balle dans le pied. A contrario, lors des accidents nucléaires, d'énormes quantités de radioactivité sont parfois libérées et nous commençons aussi à maîtriser la génétique, ces deux seuls faits provoquent la création de nouvelles espèces, sans toutefois que l'homme ait suffisamment de recul pour en mesurer les conséquences. A un niveau plus élémentaire encore j'ajouterais que l'homme a pu créer des élements chimiques synthétiques qui n'existent simplement pas dans la nature, cette dernière a donc une fois encore été transgressée.

Venons en maintenant au vif du sujet. Dans mon entourage j’entends souvent dire que l'univers est "là", éventuellement qu'il y a eu le big-bang, ou qu'il y aura un big-freeze mais dans cette "infinité", qu'il n'y a pas de but à l'existence de l'homme.

Beaucoup semblent donc justifier le manque de sens de leur vie de cette manière. Le "but" d'un être humain serait donc de se faire plaisir sur terre, de "trouver le bonheur" et bien sûr par cette incitation d'assurer la survie de l'espèce et donc éventuellement d'avoir une descendance pour que tout continue. Avec les mêmes idées ? Je m'interroge.

Si vous êtes dans ce camp, sachez Madame, sachez Monsieur, que vous n'êtes pas loin d'être nihiliste. Fermons la parenthèse... mais la question est donc pour moi de savoir s'il faut continuer comme cela ad-vitam-aeternam ?

"Oui", me répondraient ils (enfin ils ne le font pas mais je donne la réponse à leur place) car si dans 4 milliards d'années notre étoile le soleil épuise ses ressources en hydrogène et qu'après s'être brièvement transformée en géante rouge, elle finit par exploser en détruisant au passage la terre (pour finir par s'éteindre), notre intelligence et notre conscience nous auront d'ici là permis de changer de planète, de système solaire et d'assurer la survie de l'espèce. CQFD.

Alors soyons clair, en grand amateur de science, et de fiction, moi cette idée là me plaît vraiment ! L'homme quittant enfin son berceau (n'y voyez pas là une critique déguisée) rejoindrait successivement ses "frères galactiques" puis d'autres compères dans tout l'univers. Car oui, nous sommes en 2012 et désormais la science s'accorde à dire qu'il est vraiment très très très peu probable que la vie et même la civilisation se cantonne à notre seule planète terre : des milliards de milliards de planètes pourraient même abriter la vie dans l'univers.

Dans la continuité des choses nous augmenterions donc notre intelligence, notre conscience, nous "élargirions notre cercle" en rencontrant d'autres espèces desquelles nous bénéficieront de leur expérience et elles de la notre.

D'ici qu'on y soit, on a le temps de voir venir vous me direz, d'autant qu'on ne sera plus là depuis longtemps même. Mais revenons à nos moutons... donc dans le futur nos prochains papoteront avec nos potes ET, peut être qu'ils se taperont un peu sur la gueule avec certains (des cons, y'en a partout) et qui sait, peut être même qu'à terme notre espèce arriverait à migrer dans un autre univers (voir la théorie des multivers). Rien de révolutionnaire quoi, le même schéma se reproduirait a une échelle de plus en plus grande. Si tant est que la physique et autres "lois de l'univers" ne nous limitent pas à un moment donné.

Donc moi je veux bien que l'espèce humaine soit en expansion, qu'elle survive à tout mais à un moment donné on est en droit de se demander qu'est ce que ça fait que l'espèce humaine puisse survivre ? Quel en est l'intérêt ? Que ça permettes à l'être humain d'accumuler les connaissances, de progresser technologiquement, sociétalement, OK, mais si l'univers est "là" et que c'est "comme ça" il n'y a effectivement aucun intérêt à la conscience, à part d'être spectateur. Même si un jour l'homme avait une compréhension parfaite de l'univers, ça n'aurait aucun intérêt. Ça n'est donc pas un but.

Alors on me souffle qu'il y a aussi la théorie du big-crunch ou du big-freeze qui dans un cas comme dans l'autre verraient potentiellement la fin de toute vie (dont l'espèce humaine du coup, sic). Sauf, si vous avez bien suivi, si nous sommes capables de voyager dans un autre univers, mais s'il y a de la vie dans notre univers, pourquoi n'y en aurait-il pas dans un autre après tout ? Donc en soi, la survie de l'espèce... à part être nombriliste...

On atteint donc là les limites de la compréhension de l'être humain. Mais moi, ça ne me satisfait pas.

Objectivement je me fiche que parmis des millions d'équivalents l'espèce humaine en elle même survive ou non... mais je suis convaincu qu'avec d'autres espèces ayant atteint un niveau de conscience important, nous avons un rôle à jouer collectivement ! Si nous avons une conscience c'est parce que nous pouvons modifier notre environnement, faire des changements que les lois de la physique ne permettraient pas à elles seules...

On l'a vu précédemment, l'être humain impacte son environnement, il gravit les échelons sans pour autant changer cette constante. Aujourd'hui nous exploitons les ressources de notre planète, demain nous exploiterons sans doute l'énergie des étoiles ou des nuages de gaz qui composent notre galaxie, jusqu'à peut être les épuiser et qui sait quels autres changements nous effectuerons (la matière noire et l'énergie noire restent des mystère mais sont prometteuses pour la complétude du modèle standard de la cosmologie). Nous ne sommes peut être - tout simplement - que des instruments d'entités supérieures mais dont l'action, au contraire des étoiles ou des astres froids, nécessite une conscience, une indépendance qui va au delà du hasard tel qu'on l'entend généralement. Le hasard est un mauvais qualificatif dès lors qu'un univers est régi par des lois inviolables, il décrit plutôt les évènements que l'homme ne peut pas prédire/prévoir. Peut être - c'est du moins ce que j'imagine - qu'un jour l'action des êtres doués d'une conscience évoluée impactera l'univers et permettra sa continuité (je vous laisse imaginer le scénario). Ce qui me conforte dans cette idée c'est que l'univers semble tendre vers le chaos ; les êtres pensants seront peut être capables d'endiguer ce phénomène voir d'inverser la flèche du temps ? En tout cas cette simple supposition change tout, puisqu'à condition d'une maîtrise technique parfaite et de découvrir les "bonnes" actions à entreprendre sur notre environnement, cela nous donnerait un but qui laisserait définitivement plus de place à la collaboration qu'à la concurrence. Mais pour cela il va falloir du temps, et à notre échelle, qui n'est pas la même que celle de l'univers, cela sera probablement très long. La survie de l'espèce, des acquis, la progression sociétale, scientifique, technique est donc bien entendu indispensable dans cet espoir.

Pour finir, je dirais que je suis sur que le bonheur n'a que peu de place dans l'architecture de l'univers. L'homme, par sa conscience, a la capacité de comprendre s'il est dans ce statut ou non, parce qu'on se sent mieux, on fonctionne mieux quand on connaît le bonheur, toute le monde le recherche. Mais le bonheur n'est pas le même pour tout le monde, il est souvent éphémère malgré qu'il puisse arriver fréquemment au cours d'une vie. Salutaire, s'il en est. Il n'y a selon moi pas dans cette description les caractéristiques d'une finalité, vous en conviendrez sans doute. Le bonheur reste néanmoins un facteur indispensable à chaque être humain, parce qu'il lui permet de se libérer l'esprit des problèmes existentiels (philosophie, morale, instinct de survie) qu'implique la conscience, en conséquence de lui donner l'envie de progresser, d'innover, d'entreprendre, un peu comme une drogue qui agirait seulement positivement. Et j'ajouterais, même si ce n'est pas l'objet du billet, qu'il est prouvé que le bonheur dépend avant tout de la conscience, la volonté de chaque individu, plus que de son environnement.

Quand même "sympa" de la part de l'univers de nous laisser le libre arbitre... sachons bien l'utiliser en enrichissant le collectif de notre propre expérience et en aidant nos semblables à atteindre le bonheur lorsque ça s'avère nécessaire. Ainsi la conscience collective, cerveau de l'univers, pourra t'elle un jour atteindre son véritable but dans l'univers.

Laurent Espitallier.

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Crédits Photo : NASA

Réinstaller fusecompress après une mise à jour Ubuntu 11.10 Oneiric Ocelot en 12.04 Precise Pangolin

Suite à une mise à jour d'Ubuntu 11.10 Oneiric Ocelot vers 12.04 Precise Pangolin, via un

do-release-upgrade -p

... qui s'est au demeurant très bien passée (comme toujours en ce qui me concerne), j'ai tout de même eu un petit souci avec l'utilitaire de compression "fusecompress" qui visiblement ne serait plus supporté par Canonical ou du moins plus dans les dépôts officiels (erreur ?).

Je me suis donc lancé dans sa réinstallation, une opération ma foi des plus simples, tout d'abord je me suis rendu sur la page dédiée au paquet liblzma2 32 bits de la distribution Oneiric Ocelot dont dépend fusecompress, j'ai copié l'URL d'une des instances dudit paquet sur un des miroirs et à l'aide de l'utilitaire wget l'ai rapidement récupéré

wget <a href="http://ftp.halifax.rwth-aachen.de/ubuntu//pool/main/x/xz-utils/liblzma2_5.0.0-2_i386.deb
">http://ftp.halifax.rwth-aachen.de/ubuntu//pool/main/x/xz-utils/liblzma2_...

une fois fait il suffit de l'installer

dpkg -i liblzma2_5.0.0-2_i386.deb

Ensuite il suffit de faire de même avec le paquet de l'utilitaire fusecompress en lui même (toujours en 32 bits)

wget <a href="http://ftp.halifax.rwth-aachen.de/ubuntu//pool/universe/f/fusecompress/fusecompress_2.6.git913897f4-1ubuntu1_i386.deb
dpkg">http://ftp.halifax.rwth-aachen.de/ubuntu//pool/universe/f/fusecompress/f...</a> -i fusecompress_2.6.git913897f4-1ubuntu1_i386.deb

And voilà, nul doute que cette façon de procéder vous aidera, dans d'autres circonstances pour d'autres logiciels. Le seul inconvénient - on le comprend facilement - sera que ces paquets ne seront pas mis à jour lors des "aptitude update" ou autres systèmes de mise à jour automatique, vous êtes prévenus...

De la problématique de l'enfermement propriétaire "à la Apple"

Je me fait simplement le relais et le traducteur d'un billet de blog posté sur rants.org.

Il s'agit du témoignage d'une fan d'Apple qui vient de se rendre compte des problèmes que pose l'enferment propriétaire d'Apple : contrôle de ce qu'elle fait, contraintes, verrous et surtout "obligation d'achat", tout cela expliqué au néophite en informatique :

Je suis furieuse furieuse furieuse furieuse. ...

Apple essaye de contrôler tout ce que je fais, où je le fais, les dispositifs sur lesquels j'ai le droit de le faire, là où j'ai le droit de stocker mes données... et je déteste ça. A tel point que je suis sur le point de formater mon disque dur et lui coller un Linux dessus. iCloud mon cul. Non seulement j'ai du payer pour mon adresse web en .mac pendant toutes ces années (c'est juste que j'étais trop paresseuse pour changer), mais maintenant si je veux garder cette stupide adresse, je dois passer à iCloud, oh mais pour cela il faut d'abord passer à la dernière version de Mac OS X pour pouvoir y accéder (mise à jour qu'il faudra payer bien sur).

Donc, fondamentalement, j'ai vécu à cette adresse depuis des années en payant mon loyer, et puis un jour mon propriétaire vient et me dit qu'ils vont rénover le bâtiment et qu'ils vont augmenter mon loyer et pour que je puisse rester dans l'appartement, je doit changer ma décoration intérieure pour correspondre à l'élégant extérieur. Non seulement cela, mais je dois aussi acheter mes meubles dans un des magasins du propriétaire. Et si je veux garer mon vélo et ma voiture à cette adresse, je dois aussi changer ma voiture et mon vélo en achetant la marque de mon propriétaire. En outre, si je veux attacher mon vélo en bas de l'immeuble, je vais devoir acheter leur cadenas spécial qui ne fonctionne que pour les bâtiments de mon propriétaire et leur politique d'entreprise est de changer leurs cadenas avec tous les nouveaux modèles de sorte qu'il faudra que je me résigne à collectionner tout un tas de cadenas obsolètes... non merci, je pense que je vais passer à autre chose.

Si cette histoire a le mérite de montrer à quel point n'acheter que des produits ou des services à Apple peut finir par être un vrai problème, il ne faut pas croire que cette problématique ne concerne qu'Apple ! C'est tout aussi valable pour Microsoft et bien d'autres entreprises du "monde numérique".

Source

Les données ouvertes sont elles l'ennemi du logiciel libre ?

Commençons par un bref rappel : le terme données ouvertes (ou opendata en anglais) est la mise à disposition libre (sans restriction comme des copyrights ou des brevets) d'informations publiques sous forme brute. Ces fameuses données ouvertes font l'actualité depuis quelques mois en France, notamment grâce à la mise en place par le gouvernement français de l'entité ETALAB et la création de l'intéressante Licence Ouverte "made in France" !

De fait, on sent bien là une certaine volonté d'ouverture de la part de l'état - et je dis bien de l'état pas du service public ou de l'administration - puisque les collectivités locales, de par leur indépendance, n'ont pas toutes un projet dans ce sens et n'ont d'ailleurs aucune obligation à le faire.

Techniquement, comment vont être mises en ligne ces données ? C'est bien là toute la problématique... existe t'il seulement une norme voir un standard pour le faire ? Pas à ma connaissance. Cela signifie donc que :

  1. Ces données brutes pourront et seront probablement publiées au travers de logiciels propriétaires.
  2. Ces mêmes données brutes - souvent illisibles par un humain - pourront et seront probablement analysées, interprétées au travers de logiciels propriétaires.
  3. Après interprétation, ces données seront probablement republiées dans des formats propriétaires, les fameux "standards industriels fermés" contre lesquels les libristes luttent depuis des années.

Ce qui va se passer c'est que pour accéder aux données les API seront ouvertes et donc nul besoin / nécessité de logiciel libre dans tout cela. De même, quelle est la part de marché de la suite bureautique Microsoft Office face à celle de LibreOffice  (oublions désormais OpenOffice.org) ? donc en fait qui se souciera vraiment d'avoir des données dans un format binaire pourri type "XLS" aujourd'hui ?

J'ai été conforté dans cet avis à la lecture il y a quelques mois du magazine RSLN édité par Microsoft France, qui a fait un gros buzz autour de l'opendata. En d'autres termes cela signifiait simplement que Microsoft a dû remporter un marché important autour de l'opendata en France...

D'autre part je me suis arraché les cheveux après avoir entendu que "le débat autour du logiciel libre / logiciel propriétaire était dépassé et qu'aujourd'hui c'était les données ouvertes qui comptaient" par un participant dans le récent débat sur le numérique avec François Bayrou (fervent défenseur du logiciel libre).

Un rapide tour sur data.gouv.fr avec l'extension pour Firefox Wappalyser me donne à la fois tort et raison. Tort puisque le serveur web utilisé semble être Nginx, un ténor libre du genre mais raison puisque pour la plupart des informations que j'ai cherché à obtenir, le format proposé était XLS, DOC et quelques rares fois en CSV. Sans parler de liberté/ouverture je trouve que c'est triste à l'heure ou l'on est habitués à XML, JSON ou encore RDF qui sont infiniment plus flexibles et permissifs. En fin de compte ou est passé le RGI dans tout ça ???! Je n'ai pas l'impression que le gouvernement le respecte avec son portail des données ouvertes.

En conclusion selon moi ce débat est loin d'être terminé, car si l'open source et le logiciel libre progressent, ils sont encore loin d'être majoritaires en France et de mon expérience pas bien plus dans les administrations françaises, contrairement à la croyance populaire ! Pourtant -  ce n'est pas nouveau - leur pleine adoption permettrait sans doute de standardiser/normaliser tout cela, au bénéfice de l'utilisateur final (personne physique ou morale d'ailleurs), mais aussi de réduire les coûts et plus important, de mettre en oeuvre une véritable communauté qui collaborerait à l'amélioration des plateformes et donc par conséquent de développer et accélérer la mise en ligne de nouvelles données. N'assiste t'on pas là en partie à la même opposition qu'entre logiciel libre et cloud computing ?

Le Tigre

Logo du magazine mensuel "LE Tigre"

Suite à mon abonnement récent au mensuel généraliste Le Tigre, je viens de reçevoir cette semaine le double numéro juillet-août 2011, voici donc ce que je peux en dire à présent.

Après avoir feuilleté rapidement le magazine comme j'ai la mauvaise habitude de le faire (c'est d'ailleurs pour l'oeil toujours très différent de l'idée que l'on s'en fait à l'écran), j'ai à peine commencé à lire sérieusement une dizaine de pages que j'avoue en être définitivement tombé amoureux.

Car il faut bien le dire (et le redire) la maquette est très agréable : sa subtile élégance, l'agencement du contraste entre vide et volumes de texte est paradoxalement généralement difficile à obtenir, elle requiert du savoir faire. Cette dernière est enrichie par de belles photos, des dessins et même de rafraîchissantes bandes dessinées d'artistes de tous horizons qui ne vous lasseront assurément pas. Les articles et reportages que j'ai pu lire ? Saupoudrés d'humour, d'ironie et de critique bien placée, ils s'avèrent nécessairement captivants et empreints de culture car décalés par rapport à ce qu'on a l'habitude de voir de nos jours. Parfois rédigés par des écrivains dixit la présentation du magazine sur leur site web, ces écrits ont en commun un français et un style d'écriture de qualité (est-ce si fréquent de nos jours ?). Quelques petits jeux classiques (mots croisés, etc.) complètent bien le bref tableau que je vous ai décrit jusqu'à présent. La cerise sur le gâteau - pour ceux dont l'éthique d'un produit, s'il en est, reste encore un critère sine qua non - consiste en l'indépendance totale de l'équipe de rédaction et l'absence de publicité inutile, car oui, Le Tigre est financé uniquement par ses lecteurs. Oui vous, potentiellement ;-).

Au passage, c'est loin de n'être qu'une fade vitrine pour mettre en valeur les qualités techniques de certains logiciels libres (notamment Scribus pour la mise en page) comme je le craignait initialement et qui m'aura tout de même entraîné à m' intéresser au Tigre d'un peu plus près.

Je ne m'attarderais pas sur le contenu, qui aborde tout type de sujet pas nécessairement lié à actualité dont nous gavent les médias. Bref, ça ne fait que confirmer que ça du bon d'être indépendant...

Mon avis est bien entendu très modeste car pas très différent de ce que vous aurez pu entendre ailleurs, alors prenez simplement cela comme une confirmation car Le Tigre n'est pas une de ces légendes de libriste qui ne se vérifierait pas. Je ne doute pas non plus qu'il en existe d'autres dans le genre, mais encore faudrait-il les connaître, ce qui n'est pas mon cas... moi ça me rappelle beaucoup certaines revues que ramenait encore parfois à la maison mon imprimeur de père dans les années 80/90.

Si des lecteurs de longue date de ce magazine tombent par hasard sur cet article, je précise que je n'ai pas connu les précédentes moutures, donc je ne pourrai dire si je trouve qu'il s'est bonifié avec le temps ou le contraire, votre avis sera bienvenu dans les commentaires.

Ce que je peux en revanche dire à mes amis visiteurs réguliers c'est qu'à l'ère de la dématérialisation, si vous voulez encore passer un peu de votre temps dans le lit, sur le canapé, aux toilettes ou au p'ti' déj' en buvant le café à éplucher un magazine (du solide, du palpable), je vous recommande celui-ci chaudement !

Si vous restez sceptique je vous invite plutôt dans un premier temps à commander simplement un numéro pour vous en rendre compte vous même, les autres pourront directement s'y abonner. Les modalités et les informations complémentaires se trouveront en faisant un tour sur le site web du Tigre : http://www.le-tigre.net

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