OUYA ? Oh Yeah !

Je viens de reçevoir la petite nouvelle aujourd'hui, après m'être acquitté de 13€ de frais de douane....

Pour ceux qui auraient vécu sur mars ces derniers mois, OUYA est une console de jeu vidéo née de l'initiative de personnalités diverses de cette industrie dont le développement a la particularité d'avoir été financé de manière participative sur Kickstarter.

Mon modeste passif vidéoludique vous permettra peut être de mieux appréhender mes premières impressions : des Game&Watch, à la Wii U en passant par les Sega SC-3000, NES, Super Nintendo, Amiga 600, Amiga 1200, N64, Gamecube, GBA, Wii, NDS, 3DS et un peu de PC bien sur. On constate donc surtout rapidement ma regrettable addiction à la marque nippone... :-D

Cependant mon intérêt ces dernières années pour les logiciels libres m'ont permis de voir les choses sous un autre angle, et nottamment le fait que le secteur du jeu vidéo échappait encore bien trop à l'essor de la culture libre à mon goût. C'est pourquoi quand j'ai eu vent de cette initiative j'ai été très enthousiaste en me disant que c'était un projet réaliste malgré qu'il soit très dur de se faire une place dans un marché ultraconcurrentiel opposant Nintendo, Sony et Microsoft, ou les "petits" ne survivent généralement pas plus de quelques mois, faute d'avoir une logithèque suffisamment intéressante et un hardware concurrentiel. Mais j'ai tout de suite pensé que compte tenu de la montée en puissance d'Android (système sur lequel serait basé la console), de l'utilisation de composants peu chers mais suffisamment puissants pour supporter la haute définition (ex: Tegra 3 d'NVidia), les coûts de développement seraient limités à l'essentiel. Le côté "console ouverte" et l'espoir naissant de voir un jour naître le "Firefox du jeu vidéo" m'a bien sûr définitivement séduit. C'est seulement plus tard que j'ai réalisé a quel point la scène des développeurs indépendants sur PC et consoles était déjà fortement développée, à quel point l'innovation, les concepts rafraîchissants mais aussi l'old school et l'émulation viendraient compléter le tableau déjà particulièrement réussi pour un démarrage.

Mais revenons à la console et son packaging de conception certes Californienne mais de fabrication Chinoise comme vous pouvez désormais vous en douter. R.A.S. de ce côté, l'essentiel est là :

  1. La petite console de la taille d'un Rubik's Cube
  2. Le gamepad
  3. Le transformateur externe avec adaptateur "type C"
  4. Un câble HDMI (sympa !)
  5. 2 piles pour le gamepad (sympa !)
  6. Une petite doc multilingue

Le gamepad tient relativement bien en main, mais ayant l'habitude de la perfection "made in Nintendo" ou encore en comparaison du pad de la Xbox 360, on est quelque peu déçu (toute proportions gardées), on verra à l'usage. Sachant que dans le pire des cas il est possible d'utiliser d'autres contrôleurs bluetooth (chose que je n'ai pas essayée).

Pour ce qui est de la console : le poid rajouté n'est vraiment pas de trop, : elle fait du coup moins gadget en plastique. Elle reste cela dit très légère mais ne devrait pas s'envoler au moindre mouvement des cordons.

Après ce bref constat et sans avoir pris le temps d'ouvrir la console comme d'autres. J'ai donc branché la console pour essayer enfin un peu la bête...

Un appui sur le bouton central au dessus de la console => démarrage réussi (ouf, pas de problèmes à ce niveau là déjà, ça rassure).

Après quelques secondes vient enfin le premier écran qui va permettre de synchroniser le gamepad bluetooth avec la console : vous appuyez quelques secondes sur le bouton central du pad et patience... le pad est reconnu. OUYA ! la console marche. N'étant pas doué de nature j'ai dû m'y redrendre une fois, faute d'avoir intégré mentalement la logique des boutons de la console. Etant habitué au bouton A de validation des consoles Nintendo et au bouton B pour annuler à sa gauche plus bas, il me faut oublier mes automatismes.

L'écran suivant propose logiquement la connexion à un réseau WI-FI. Pas de problèmes constaté à cette étape, dès lors que j'ai autorisé l'enregistrement de l'adresse mac sur ma box.

Lorsque le réseau est monté une mise à jour se lance. Mise à jour qui va durer environ 10 minutes (de mémoire). Il faut donc prendre son mal en patience et être objectif : la "concurrence" fait bien pire. Si vous êtes par exemple l'heureux possesseur d'une Wii U, vous savez probablement de quoi je parles !

Après la mise à jour, la console redémarre. Anoter qu'à plusieurs reprise je me suis "absenté" et j'ai remarqué que le gamepad se mettait en veille tout seul. Il faut le réactiver -> c'est une bonne chose pour l'autonomie.

La console propose ensuite la configuration du compte. Cela m'a pris du temps car j'ai essayé d'enregistrer le compte que j'avais réservé lors de la campagne de financement, sauf que je ne me rappelais plus du mot de passe, et que je n'ai pas reçu de réponse à ma demande de réinitialisation de mot de passe sur le site d'OUYA. Pas cool ! Du coup j'ai voulu me créer un autre compte, mais j'ai eu à ce moment un problème de Wi-Fi, je n'avais simplement plus de réseau. Le problème fut néanmoins vite résolu en me rendant dans les paramètres, en désactivant le Wi-Fi et en le réactivant. D'ailleurs côté réglages on est vraiment pas déçu, il y vraiment tout ce dont on peut avoir besoin ! Merci Android.

L'étape la plus rebutante mais obligatoire fut l'enregistrement d'une carte bleue. Comment peut-on oser rendre cette étape obligatoire à ce niveau alors que les jeux sont sensés être "Free To Play" ou au pire des démos gratuites ? Ça ne donne pas confiance ! Il faudra qu'ils corrigent rapidement cela.

Bref passons, j'ai enfin pu arriver au menu de la console. L'interface est minimaliste mais au moins on ne se perd pas. On constate par contre avec regret que dans le menu "Discover" l'affichage des vignettes des jeux est très lent (au moins la première fois) et que le scrolling saccade. Je ne comprend pas comment ils s'y sont pris pour développer cette interface. Comment une interface aussi peu chargée sous Android 4.1 et Tegra 3 peut-elle ramer ? Bref, ça sent clairement le manque de finition.

N.B : j'ai aussi dû régler l'overscan de ma TV. Car par défaut l'image débordait.

Si je leur pardonne le fait qu'il aient été pressés par le temps, j'espère vraiment qu'il vont corriger tous ces détails dans les semaines qui viennent, car ça ne fera pas très sérieux pour le consommateur lambda.

Pour en revenir au coeur du sujet j'ai ensuite entrepris de tester un jeu sur l'OUYA Store (tout de même !). Mon choix s'est porté sur Final Fantasy 3 (édité par Square Enix, un poid lourd de l'industrie). 10 minutes de téléchargement, 2 minutes d'installation et le jeu se lance ensuite rapidement. Après quelques minutes, on sent clairement qu'il ne s'agit pas de leur plus grosse production :-D, le jeu devrait être intéressant (je n'y ai jamais joué auparavant) mais il ne faut pas chercher l'innovation ou la complexité. On sent le poids des années, d'autant que les textures sont trop peu détaillées pour un affichage sur la TV.

Mon choix de jeu n'était sans doute pas le bon, demain je tenterai un autre titre d'un genre différent et d'un indé.

En attendant mon impression est la suivante : tout marche, mais sans être très bien fini, il y a pas mal de boulot pour OUYA, mais le potentiel est là (souhaitons qu'ils ne le gâchent pas). Il est clairement difficile sinon impossible de se contenter de cette seule console pour un gamer, ça n'est pas vraiment une critique car c'est valable pour toute nouvelle plateforme : il faut lui laisser le temps de se constituer une bonne logithèque et cela prendra des mois.

RDV dans 6 mois / 1 an.

Quel avenir pour la micro-informatique et les appareils mobiles de l'ère "post-pc" ?

Au delà de mouvements de la tête ou encore de la reconnaissance vocale je me posait la question des modes de contrôle possibles pour les futures Google Glasses aka Project Glass qui ont fait parler d'elles ces derniers mois. J'ai donc fait une rapide recherche sur l'oculométrie (eye-tracking) puisqu'il me semblait que cela existait déjà au stade de prototype et que ce serait un mode contrôle de choix pour le Project Glass.

Mais comme souvent, quant on a une idée, d'autres y ont pensé également avant nous... vous devinerez donc aisément sur quoi je suis tombé...

Désolé si je débarque pour vous mais j'avais raté ce point précis concernant les Google Glasses ou ne m'en rappelais plus (trop d'actualités à suivre...). En fait il n'y a pas grand chose à rajouter par rapport à cet article : cela confirme simplement l'idée que je me faisait des appareils à venir au moment ou l'on m'a demandé cette semaine si je pensait que les ardoises étaient l'avenir de la microinformatique. Ma réponse avait donc été (et je le confirme maintenant), que le tactile, les ardoises et autres appareils assimilés ne sont pas l'avenir ! Du moins ils ne le seront pas pour une utilisation générique, seulement pour des cas particuliers...

L'avenir sera donc selon moi plutôt propice aux "wearable devices" (beaucoup plus tôt qu'on ne le pense puisque Google prévoit de sortir son système de lunettes "intelligentes" en 2013), du moins jusqu'à ce que le contrôle par la pensée à la base des interfaces cerveau-machine prennes le relais à plus long terme.

Notez cependant que l'on pourrait aussi utiliser en complément ou en alternative à l'oculométrie des technologies de ce type :

Bracelet à détection de mouvements
Leap Motion

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Crédits photo (Creative Commons Attribution) : http://museumdesignlab.wordpress.com/2009/10/29/museumstechnology-life/technology-based-life-2/

Votre but n'est qu'un moyen

Avant-tout ce billet est totalement empirique et n'est que le modeste fruit de ma réflexion. A prendre pour ce que c'est donc : un avis personnel. Merci a nos amis scientifiques ou anthropologistes de ne pas être trop sévères dans la critique ;-)

Commençons par une question que doivent se poser beaucoup d'introvertis, d'intellectuels, de philosophes et apparentés : pourquoi la "nature" - ce système si difficile à appréhender - nous a-t'elle donné, ainsi qu'à nos semblables, une conscience ?

Cette question me paraît si importante qu'elle aurait pu intituler ce billet !

Si l'on considère que notre civilisation actuelle est la plus avancée qui ait jamais peuplé cette planète, on peut dire que dans la mesure des connaissances actuelles de l'humanité, la science ne peut pas apporter de réponse à cette question (enfin en tout cas à ma connaissance, si vous connaissez des travaux scientifiques valables sur cette question, je veux bien en prendre connaissance).

L'homme n'a bien évidemment pas pu se satisfaire de ce vide existentiel et n'a pas attendu le 21ème siècle pour le combler, il inventa donc au cours de son histoire la religion, qui tente d'apporter une réponse sur la base de croyances, sans toutefois pouvoir démontrer quoi que ce soit, des postulats qui ne pourront jamais être valables pour toute personne douée de raison et de liberté de penser...

Beaucoup pensent que la conscience est née de l'instinct de survie de l'espèce. L'évolution aurait donc doté l'espèce humaine de cet attribut ultime ?

Pourtant la conscience humaine est épisodique au regard de l'âge la planète, et même de l'apparition de la première forme de vie jusqu'à aujourd'hui. Avant nous, de nombreuses espèces animales ont survécu et continuent encore à le faire, certaines espèces se sont aussi imposées comme l'espèce dominante, tout en haut de la chaîne alimentaire. Il est important de remarquer également que certaines espèces qui vivent en collectivité, sans avoir individuellement une intelligence importante, ont su à l'instar de l'homme créer des édifices, des habitats ou des produits complexes : termitières des termites, miel des abeilles, etc. on peut donc en déduire que des attributs physiques, une adaptation génétique, une certaine intelligence (ou intelligence collective) suffisent à la survie ou à la domination des animaux sur terre.

Et vous me demanderez alors s'il est possible de dé-corréler intelligence et conscience ?

Pour ma part je dirais que la conscience est une conséquence d'une intelligence supérieure. Certains animaux sont doués d'intelligence : les pieuvres, les singes, les rats, les corbeaux, les dauphins, etc. mais n'ont simplement pas une conscience aussi élevée que celle de l'homme. Les animaux sont pour ainsi dire gouvernés par leur instinct, leur hormones, leur système nerveux, etc. Cela semble logique, l'homme possède l'un des plus gros encéphales, l'un des plus gros cerveau de tout le règne animal, ce qui nous permet - grâce à un grand nombre de neurones et d'interconnexions entre les neurones - d'avoir un niveau de réflexion élevé. Non seulement cela, mais cette capacité de réflexion ne serait rien sans une capacité de perception importante de l'environnement. Ainsi le nombre des cellules de nos organes permettent de mieux sentir, goûter, voir, entendre, etc. mais au cerveau - par sa capacité de "calcul" - la charge d'interpréter correctement tous ces signaux et enfin de décider d'agir en fonction des informations reçues. Chaque décision est la conséquence de l'environnement immédiat mais aussi de la mémoire. Car l'homme peut stocker dans son cerveau de nombreuses informations, fruit de la perception de son environnement, dont font finalement partie les autres humains. Car, oui, la société étant, je ne m'avancerait pas trop en prétendant que nous sommes en très grande partie le résultat des "autres". A titre de comparaison, les animaux ayant un cerveau moins complexe, retiennent moins d'informations et en transmettent également moins à leurs congénères. Le fait qu'il leur manque le langage et l'écriture y est certainement pour beaucoup....

En matière d'intelligence, de réflexion, tous les hommes ne sont sans doute pas parfaitement égaux à la naissance (matériel génétique différent, grossesse différente, etc.), mais sauf maladie génétique, la variation est tout de même infime entre chaque être humain. La différence se fait surtout par le contexte, l'expérience du vécu, l'acquis. Plus l'homme changera d'environnement, plus il échangera avec d'autres congénères, plus il devra faire face à des difficultés, plus il utilisera ces informations à son avantage et plus il sera logiquement intelligent. Encore faut il que l'individu retiennes les informations importantes, pas des informations parasitaires qui l'empêcheraient de progresser, de s'adapter correctement. Et encore faut-il qu'on lui en laisse la possibilité bien sur. Rappelons que l'esclavage, l'endoctrinement n'ont pas encore été totalement éradiqués de notre civilisation.

Dans l'histoire lorsque l'être humain s'est déplacé, a voyagé dans de nouvelles contrées, a traversé les continents, les océans, a rencontré d'autres civilisations ou d'autres tribus, on peut dire aujourd'hui avec le recul que l'échange a en général été bénéfique au niveau culturel, scientifique, politique, etc. on peut malheureusement aussi regretter les colonisations, les empires d'une époque qui ont cherché à imposer leur religion, leur règne, leur culture et qui ont donc aussi, souvent, détruit un immense potentiel.

Laisser les empires étatiques, religieux, capitalistes, criminels et même sociaux imposer une pensée unique, le communément admis est délétère. Combien de scientifiques sont morts dans l'histoire pour avoir fait valloir que la terre était ronde face au plus grand nombre et à l'autorité ? L'autorité hiérarchique, centralisée, sera toujours moins efficace que l'intelligence collective reposant sur la liberté de penser et de s'exprimer. L'intelligence collective me rappelle fortement la richesse créée par les interconnexions neuronales.

Limiter sa bienveillance et son point de vue à un cercle de connaissances proche (amis, famille) est rassurant mais va nécessairement de pair avec le favoritisme, la partialité. Je sais bien que c'est humain, mais c'est aussi - paradoxalement - concomitant aux intérêts personnels et à l'individualisme. Chez les animaux qui vivent en groupe, l'individu dominant qui fait aussi figure d'autorité protège les membres de sa meute. Cependant au sein d'une société qui rassemble de nombreuses communautés cela crée nécessairement des clivages qui vont s'opposer au cosmopolitisme, comme a pu le démontrer l'essayiste et économiste américain Jeremy Rifkin dans son ouvrage "Une nouvelle conscience pour un monde en crise - Vers une civilisation de l'empathie".

Le collectif, la société (les autres) apportent des informations essentielles à l'individu, un socle de base sans lequel il ne pourrait pas se développer correctement, mais parrallèlement à cela chaque individu contribue à constituer ce collectif qu'il enrichi évidemment de sa propre expérience, évitant ainsi la monoculture et finalement la stagnation des connaissances. Pour l'évolution il est donc extrêmement important de laisser à chaque individu la possibilité de penser par lui même, d'imaginer de nouvelles choses, d'innover. Quitte à ce qu'il se trompe, qu'il corrige si nécessaire. C'est cette capacité essentielle de penser individuellement qui fait évoluer l'espèce, à condition que cela repose sur une réflexion, une logique sans sentimentalisme qui permet d'en faire la démonstration au plus grand nombre.

Ce que la conscience a apporté indirectement à l'être humain, par l'indépendance de son esprit, mais aussi par la quantité d'individus et la conquète de la quasi-intégralité de la surface de la terre, c'est le pouvoir d'impacter de manière durable et de sa propre volonté l'ensemble de l'écosystème terrestre. Si d'autres organismes peuvent modifier leur environnement local... peut être global (virus, bactéries, planctons) ils n’en ont pas conscience, et il leur faut du temps. L'écosystème tout entier s'adapte, il se rééquilibre en un tout cohérent. L'homme, par les changements trop importants et trop rapides qu'il induit, impacte négativement tout l'écosystème. Le réchauffement climatique, la pollution, l'épuisement des ressources, la surconsommation mettent en danger des espèces qui mettront peut être des millénaires à se régénérer, à ne plus être en voie d'extinction. Les seuls transports ont également permis involontairement à certaines espèces de migrer et détruire en un temps record leur nouvel écosystème. Pour les espèces déjà disparues, la nature ne les "réinventera" pas, alors qu'elles auraient sans doute survécu sans l'intervention de l'homme. Sachant que certains traitements médicaux sont tirés ou ont été inspirés par des espèces animales ou végétales rares, c'est un peu comme se tirer une balle dans le pied. A contrario, lors des accidents nucléaires, d'énormes quantités de radioactivité sont parfois libérées et nous commençons aussi à maîtriser la génétique, ces deux seuls faits provoquent la création de nouvelles espèces, sans toutefois que l'homme ait suffisamment de recul pour en mesurer les conséquences. A un niveau plus élémentaire encore j'ajouterais que l'homme a pu créer des élements chimiques synthétiques qui n'existent simplement pas dans la nature, cette dernière a donc une fois encore été transgressée.

Venons en maintenant au vif du sujet. Dans mon entourage j’entends souvent dire que l'univers est "là", éventuellement qu'il y a eu le big-bang, ou qu'il y aura un big-freeze mais dans cette "infinité", qu'il n'y a pas de but à l'existence de l'homme.

Beaucoup semblent donc justifier le manque de sens de leur vie de cette manière. Le "but" d'un être humain serait donc de se faire plaisir sur terre, de "trouver le bonheur" et bien sûr par cette incitation d'assurer la survie de l'espèce et donc éventuellement d'avoir une descendance pour que tout continue. Avec les mêmes idées ? Je m'interroge.

Si vous êtes dans ce camp, sachez Madame, sachez Monsieur, que vous n'êtes pas loin d'être nihiliste. Fermons la parenthèse... mais la question est donc pour moi de savoir s'il faut continuer comme cela ad-vitam-aeternam ?

"Oui", me répondraient ils (enfin ils ne le font pas mais je donne la réponse à leur place) car si dans 4 milliards d'années notre étoile le soleil épuise ses ressources en hydrogène et qu'après s'être brièvement transformée en géante rouge, elle finit par exploser en détruisant au passage la terre (pour finir par s'éteindre), notre intelligence et notre conscience nous auront d'ici là permis de changer de planète, de système solaire et d'assurer la survie de l'espèce. CQFD.

Alors soyons clair, en grand amateur de science, et de fiction, moi cette idée là me plaît vraiment ! L'homme quittant enfin son berceau (n'y voyez pas là une critique déguisée) rejoindrait successivement ses "frères galactiques" puis d'autres compères dans tout l'univers. Car oui, nous sommes en 2012 et désormais la science s'accorde à dire qu'il est vraiment très très très peu probable que la vie et même la civilisation se cantonne à notre seule planète terre : des milliards de milliards de planètes pourraient même abriter la vie dans l'univers.

Dans la continuité des choses nous augmenterions donc notre intelligence, notre conscience, nous "élargirions notre cercle" en rencontrant d'autres espèces desquelles nous bénéficieront de leur expérience et elles de la notre.

D'ici qu'on y soit, on a le temps de voir venir vous me direz, d'autant qu'on ne sera plus là depuis longtemps même. Mais revenons à nos moutons... donc dans le futur nos prochains papoteront avec nos potes ET, peut être qu'ils se taperont un peu sur la gueule avec certains (des cons, y'en a partout) et qui sait, peut être même qu'à terme notre espèce arriverait à migrer dans un autre univers (voir la théorie des multivers). Rien de révolutionnaire quoi, le même schéma se reproduirait a une échelle de plus en plus grande. Si tant est que la physique et autres "lois de l'univers" ne nous limitent pas à un moment donné.

Donc moi je veux bien que l'espèce humaine soit en expansion, qu'elle survive à tout mais à un moment donné on est en droit de se demander qu'est ce que ça fait que l'espèce humaine puisse survivre ? Quel en est l'intérêt ? Que ça permettes à l'être humain d'accumuler les connaissances, de progresser technologiquement, sociétalement, OK, mais si l'univers est "là" et que c'est "comme ça" il n'y a effectivement aucun intérêt à la conscience, à part d'être spectateur. Même si un jour l'homme avait une compréhension parfaite de l'univers, ça n'aurait aucun intérêt. Ça n'est donc pas un but.

Alors on me souffle qu'il y a aussi la théorie du big-crunch ou du big-freeze qui dans un cas comme dans l'autre verraient potentiellement la fin de toute vie (dont l'espèce humaine du coup, sic). Sauf, si vous avez bien suivi, si nous sommes capables de voyager dans un autre univers, mais s'il y a de la vie dans notre univers, pourquoi n'y en aurait-il pas dans un autre après tout ? Donc en soi, la survie de l'espèce... à part être nombriliste...

On atteint donc là les limites de la compréhension de l'être humain. Mais moi, ça ne me satisfait pas.

Objectivement je me fiche que parmis des millions d'équivalents l'espèce humaine en elle même survive ou non... mais je suis convaincu qu'avec d'autres espèces ayant atteint un niveau de conscience important, nous avons un rôle à jouer collectivement ! Si nous avons une conscience c'est parce que nous pouvons modifier notre environnement, faire des changements que les lois de la physique ne permettraient pas à elles seules...

On l'a vu précédemment, l'être humain impacte son environnement, il gravit les échelons sans pour autant changer cette constante. Aujourd'hui nous exploitons les ressources de notre planète, demain nous exploiterons sans doute l'énergie des étoiles ou des nuages de gaz qui composent notre galaxie, jusqu'à peut être les épuiser et qui sait quels autres changements nous effectuerons (la matière noire et l'énergie noire restent des mystère mais sont prometteuses pour la complétude du modèle standard de la cosmologie). Nous ne sommes peut être - tout simplement - que des instruments d'entités supérieures mais dont l'action, au contraire des étoiles ou des astres froids, nécessite une conscience, une indépendance qui va au delà du hasard tel qu'on l'entend généralement. Le hasard est un mauvais qualificatif dès lors qu'un univers est régi par des lois inviolables, il décrit plutôt les évènements que l'homme ne peut pas prédire/prévoir. Peut être - c'est du moins ce que j'imagine - qu'un jour l'action des êtres doués d'une conscience évoluée impactera l'univers et permettra sa continuité (je vous laisse imaginer le scénario). Ce qui me conforte dans cette idée c'est que l'univers semble tendre vers le chaos ; les êtres pensants seront peut être capables d'endiguer ce phénomène voir d'inverser la flèche du temps ? En tout cas cette simple supposition change tout, puisqu'à condition d'une maîtrise technique parfaite et de découvrir les "bonnes" actions à entreprendre sur notre environnement, cela nous donnerait un but qui laisserait définitivement plus de place à la collaboration qu'à la concurrence. Mais pour cela il va falloir du temps, et à notre échelle, qui n'est pas la même que celle de l'univers, cela sera probablement très long. La survie de l'espèce, des acquis, la progression sociétale, scientifique, technique est donc bien entendu indispensable dans cet espoir.

Pour finir, je dirais que je suis sur que le bonheur n'a que peu de place dans l'architecture de l'univers. L'homme, par sa conscience, a la capacité de comprendre s'il est dans ce statut ou non, parce qu'on se sent mieux, on fonctionne mieux quand on connaît le bonheur, toute le monde le recherche. Mais le bonheur n'est pas le même pour tout le monde, il est souvent éphémère malgré qu'il puisse arriver fréquemment au cours d'une vie. Salutaire, s'il en est. Il n'y a selon moi pas dans cette description les caractéristiques d'une finalité, vous en conviendrez sans doute. Le bonheur reste néanmoins un facteur indispensable à chaque être humain, parce qu'il lui permet de se libérer l'esprit des problèmes existentiels (philosophie, morale, instinct de survie) qu'implique la conscience, en conséquence de lui donner l'envie de progresser, d'innover, d'entreprendre, un peu comme une drogue qui agirait seulement positivement. Et j'ajouterais, même si ce n'est pas l'objet du billet, qu'il est prouvé que le bonheur dépend avant tout de la conscience, la volonté de chaque individu, plus que de son environnement.

Quand même "sympa" de la part de l'univers de nous laisser le libre arbitre... sachons bien l'utiliser en enrichissant le collectif de notre propre expérience et en aidant nos semblables à atteindre le bonheur lorsque ça s'avère nécessaire. Ainsi la conscience collective, cerveau de l'univers, pourra t'elle un jour atteindre son véritable but dans l'univers.

Laurent Espitallier.

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Crédits Photo : NASA

Réinstaller fusecompress après une mise à jour Ubuntu 11.10 Oneiric Ocelot en 12.04 Precise Pangolin

Suite à une mise à jour d'Ubuntu 11.10 Oneiric Ocelot vers 12.04 Precise Pangolin, via un

do-release-upgrade -p

... qui s'est au demeurant très bien passée (comme toujours en ce qui me concerne), j'ai tout de même eu un petit souci avec l'utilitaire de compression "fusecompress" qui visiblement ne serait plus supporté par Canonical ou du moins plus dans les dépôts officiels (erreur ?).

Je me suis donc lancé dans sa réinstallation, une opération ma foi des plus simples, tout d'abord je me suis rendu sur la page dédiée au paquet liblzma2 32 bits de la distribution Oneiric Ocelot dont dépend fusecompress, j'ai copié l'URL d'une des instances dudit paquet sur un des miroirs et à l'aide de l'utilitaire wget l'ai rapidement récupéré

wget http://ftp.halifax.rwth-aachen.de/ubuntu//pool/main/x/xz-utils/liblzma2_5.0.0-2_i386.deb

une fois fait il suffit de l'installer

dpkg -i liblzma2_5.0.0-2_i386.deb

Ensuite il suffit de faire de même avec le paquet de l'utilitaire fusecompress en lui même (toujours en 32 bits)

wget http://ftp.halifax.rwth-aachen.de/ubuntu//pool/universe/f/fusecompress/fusecompress_2.6.git913897f4-1ubuntu1_i386.deb
dpkg -i fusecompress_2.6.git913897f4-1ubuntu1_i386.deb

And voilà, nul doute que cette façon de procéder vous aidera, dans d'autres circonstances pour d'autres logiciels. Le seul inconvénient - on le comprend facilement - sera que ces paquets ne seront pas mis à jour lors des "aptitude update" ou autres systèmes de mise à jour automatique, vous êtes prévenus...

De la problématique de l'enfermement propriétaire "à la Apple"

Je me fait simplement le relais et le traducteur d'un billet de blog posté sur rants.org.

Il s'agit du témoignage d'une fan d'Apple qui vient de se rendre compte des problèmes que pose l'enferment propriétaire d'Apple : contrôle de ce qu'elle fait, contraintes, verrous et surtout "obligation d'achat", tout cela expliqué au néophite en informatique :

Je suis furieuse furieuse furieuse furieuse. ...

Apple essaye de contrôler tout ce que je fais, où je le fais, les dispositifs sur lesquels j'ai le droit de le faire, là où j'ai le droit de stocker mes données... et je déteste ça. A tel point que je suis sur le point de formater mon disque dur et lui coller un Linux dessus. iCloud mon cul. Non seulement j'ai du payer pour mon adresse web en .mac pendant toutes ces années (c'est juste que j'étais trop paresseuse pour changer), mais maintenant si je veux garder cette stupide adresse, je dois passer à iCloud, oh mais pour cela il faut d'abord passer à la dernière version de Mac OS X pour pouvoir y accéder (mise à jour qu'il faudra payer bien sur).

Donc, fondamentalement, j'ai vécu à cette adresse depuis des années en payant mon loyer, et puis un jour mon propriétaire vient et me dit qu'ils vont rénover le bâtiment et qu'ils vont augmenter mon loyer et pour que je puisse rester dans l'appartement, je doit changer ma décoration intérieure pour correspondre à l'élégant extérieur. Non seulement cela, mais je dois aussi acheter mes meubles dans un des magasins du propriétaire. Et si je veux garer mon vélo et ma voiture à cette adresse, je dois aussi changer ma voiture et mon vélo en achetant la marque de mon propriétaire. En outre, si je veux attacher mon vélo en bas de l'immeuble, je vais devoir acheter leur cadenas spécial qui ne fonctionne que pour les bâtiments de mon propriétaire et leur politique d'entreprise est de changer leurs cadenas avec tous les nouveaux modèles de sorte qu'il faudra que je me résigne à collectionner tout un tas de cadenas obsolètes... non merci, je pense que je vais passer à autre chose.

Si cette histoire a le mérite de montrer à quel point n'acheter que des produits ou des services à Apple peut finir par être un vrai problème, il ne faut pas croire que cette problématique ne concerne qu'Apple ! C'est tout aussi valable pour Microsoft et bien d'autres entreprises du "monde numérique".

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