frenchhope: société* + psychologie*

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    http://www.fredzone.org/une-etude-rev...eed&utm_medium=feed&utm_campaign=feed
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    https://phys.org/news/2019-02-small-g...s-people-high-performing-leaders.html
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  3. Si la société estime que Chloé est une petite fille avenante, sympatoche et facétieuse, à force de répondre aux attentes de son environnement, elle finira par avoir ce visage avenant, façonné au bout de milliers d’interactions et d’un traitement social particulier. Le processus est comparable à celui d’une pierre poncée au contact de la mer au fil du temps, sauf qu'il s'agit ici d'interactions avec les autres.Nous savions déjà que les gens coléreux vont avoir certaines rides, certains muscles faciaux qui se contractent avec le temps, que quelqu’un qui a un visage avenant en général est quelqu'un qui est peu anxieux, etc. La nouveauté est que notre prénom lui-même s’imprime sur notre visage. Et c’est un processus qui prend des années. C’est pourquoi il s’observe chez les adultes, et surtout entre 18 et 60 ans quand la pression de la conformité sociale est maximale.

    Si la société estime que Chloé est une petite fille avenante, sympatoche et facétieuse, à force de répondre aux attentes de son environnement, elle finira par avoir ce visage avenant, façonné au bout de milliers d’interactions et d’un traitement social particulier. Le processus est comparable à celui d’une pierre poncée au contact de la mer au fil du temps, sauf qu'il s'agit ici d'interactions avec les autres.Nous savions déjà que les gens coléreux vont avoir certaines rides, certains muscles faciaux qui se contractent avec le temps, que quelqu’un qui a un visage avenant en général est quelqu'un qui est peu anxieux, etc. La nouveauté est que notre prénom lui-même s’imprime sur notre visage. Et c’est un processus qui prend des années. C’est pourquoi il s’observe chez les adultes, et surtout entre 18 et 60 ans quand la pression de la conformité sociale est maximale.le prénom est venu avant le visage, et le visage s'adapte au prénom. Avec un prénom rare, le stéréotype social est cependant beaucoup moins précis, donc l'effet sera moins fort, tout comme d'ailleurs avec des prénoms ultra fréquents, pour lesquels il existe une hétérogénéité telle de personnes que le signal se perd.

    L'effet ne fonctionne que si les gens qui essaient de deviner le prénom et ceux dont les visages sont testés dans l'expérience appartiennent au même groupe culturel, c'est-à-dire qu'ils ont la même tranche d’âge, la même origine sociale et appartiennent au même groupe ethnique. L'effet constaté est profondément social, on se reconnaît à l'intérieur de notre «tribu». La preuve, c'est que si je montre des photos de visages de Français à des Israéliens, les Israéliens ne reconnaissent pas les Français.
    https://www.slate.fr/story/140435/prenom-visage
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    https://usbeketrica.com/article/il-n-y-a-pas-plus-discriminant-que-l-amour
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    http://radioeveil.com/selon-les-chama...-tolteques-les-8000-tambours-sacres/#
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    http://www.slate.fr/story/172314/complotisme-plus-fort-que-tout
    Tags: , , par frenchhope (2019-01-20)
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    https://www.youtube.com/watch?v=KRSUUnryxzA
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  8. en 2010, trois neuroscientifiques des universités de Bologne, Lyon et Rome, Alessio Avenanti, Angela Sirigu et Salvatore Aglioti, ont fait une expérience de ce type, en montrant à des volontaires sains des vidéos d’une main se faisant piquer par une aiguille. Mais cette fois, la main suppliciée était soit celle d’un Blanc, soit celle d’un Noir. Or, les spectateurs blancs observant la scène n’ont pas réagi de la même façon dans les deux cas. La différence se manifestait à un niveau très profond du système nerveux. En effet, lorsque nous entrons en empathie avec une personne qui reçoit un coup sur une partie du corps, les neurones de notre cerveau qui commandent cette partie du corps réduisent automatiquement leur activité électrique, comme ils le font si nous sommes agressés sur cette même zone corporelle. Ainsi, une piqûre sur un muscle de la main se traduit par une baisse brutale de l’activité des neurones qui relient notre cortex moteur à notre moelle épinière et commandent les mouvements de ce muscle. Or ce signal neurophysiologique d’empathie était bien présent chez les spectateurs blancs voyant la main d’un Blanc se faire piquer, mais pas lorsqu’il s’agissait de la main d’un Noir.

    Dans d’autres expériences, l’activité cérébrale de Blancs voyant souffrir des Asiatiques a été mesurée par IRM : les zones de la douleur partagée (qui s’activent aussi bien lorsque l’on souffre et lorsqu’on compatit à la douleur d’autrui), notamment le cortex cingulaire antérieur et l’aire motrice supplémentaire, s’activaient moins que si c’était un individu blanc qui était maltraité.

    L’ethnopathie est au groupe ce que la psychopathie est à l’individu. Sous l’effet du groupe, nous réduisons notre empathie pour les communautés extérieures.

    Si vous lisez ces résultats de la façon la plus factuelle, vous en conclurez que nous sommes tous plus ou moins des « psychopathes ethniques », comprenez des individus qui peuvent basculer en mode OFF d’empathie, selon la couleur de la peau de la personne qui se trouve en face… Certes, les études mentionnées précisent que le niveau de désactivation empathique vis-à-vis des personnes d’ethnie différente varie d’un individu à l’autre, et que le résultat global n’est qu’une moyenne ; il n’empêche que cette moyenne est établie sur des individus qui n’ont rien de psychopathes.

    Le cerveau humain « normal », non psychopathe, serait donc doté d’un mode empathique par défaut, mais qui a une certaine tendance à se déconnecter lorsqu’il est confronté à la souffrance de personnes ne faisant pas partie de son groupe ethnique – ou plus précisément, son groupe social. Car les lignes de fracture de l’empathie ne dépendent pas que de la couleur de peau, elles craquellent l’humanité à de multiples niveaux : entre ethnies, entre nations, milieux professionnels ou équipes sportives. Le psychologue social Emile Bruneau, de l’université de Pennsylvanie, réalise ainsi des expériences dans diverses zones du globe où se manifestent des antagonismes entre nations (aux États-Unis, vis-à-vis de l’immigration mexicaine) ou entre ethnies (en Hongrie, vis-à-vis de la communauté Rom), avec des résultats assez clairs. Sa méthode consiste à évaluer la représentation plus ou moins « humaine » que des échantillons d’Américains ont de minorités comme les Mexicains ou les musulmans, ou que les Hongrois ont à propos des Roms. Emile Bruneau parle de déshumanisation flagrante ou rampante, selon les protocoles expérimentaux qu’il met en œuvre. Dans le cas de la déshumanisation flagrante, il demande simplement aux personnes interrogées de placer un citoyen américain ou mexicain sur une frise classique de l’évolution de l’humanité, montrant le redressement progressif de la silhouette humaine depuis l’australopithèque jusqu’à l’homme moderne, au fil des centaines de milliers d’années. Si l’Américain moyen est totalement humain, le Mexicain ne l’est qu’à 83 % (entre Homo sapiens et l’homme de Néandertal) et le musulman qu’à 77 % (homme de Néandertal). En Hongrie, on place les Roms à 50 % d’humanité, vers Homo erectus.

    L’empathie s’arrête donc aux frontières de l’endogroupe, ce qui est le terme utilisé par les psychologues sociaux pour désigner le groupe auquel chaque individu appartient, qu’il s’agisse de sa famille, de son pays, de sa religion ou de son club de football. De l’autre côté de cette frontière se profile un continent sombre, où règne un autre sentiment que Bruneau appelle Schadenfreude. Un terme allemand que l’on pourrait traduire par la « joie de la souffrance ». Autrement dit, la cruauté ou le sadisme. Cette Schadenfreude est l’inverse de l’empathie, et il lui suffit de pas grand-chose pour s’enclencher.

    Par exemple, faire partie d’un club de supporters de football. En 2010, Grit Hein, Tania Singer et leurs collègues des universités de Zürich et de l’institut Max-Planck de Leipzig infligent des décharges électriques douloureuses à des supporters d’une équipe de football et mesurent l’activité cérébrale des supporters du club adverse : c’est un des centres du plaisir, le noyau accumbens, qui s’active chez eux quand leurs rivaux souffrent. La preuve que n’importe quel signe distinctif permettant de tracer une frontière entre « eux » et « nous » suffit – qu’il s’agisse de la couleur de la peau ou du logo imprimé sur le maillot de football. C’est aussi pourquoi les discours de propagande contre les Arméniens en 1915, les Juifs en 1933, contre les Tutsis ou les Kurdes à une époque plus récente, furent si efficaces pour rompre l’empathie et provoquer la Schadenfreude.
    L’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village ; à tel point qu’un grand nombre de populations dites primitives se désignent d’un nom qui signifie les « hommes » » , impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus – ou même de la nature – humaines. » Et d’ajouter que « Dans les Grandes Antilles, quelques années après la découverte de l’Amérique, pendant que les Espagnols envoyaient des commissions d’enquête pour rechercher si les indigènes possédaient ou non une âme, ces derniers s’employaient à immerger des blancs prisonniers afin de vérifier par une surveillance prolongée si leur cadavre était, ou non, sujet à la putréfaction... ».
    https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psy...la-face-sombre-de-lempathie-13054.php
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  9. L’intelligence n’est donc pas le marqueur de la connerie : on peut être très cultivé et con comme un manche. On voit très bien ça chez nos penseurs médiatiques, qui sont capables de dire tout et son contraire sur des plateaux de télé à quelques jours d’écart, sans que cela les gêne un seul instant.
    https://www.midilibre.fr/2019/01/02/i...ternet-ils-se-voient-plus,6355732.php
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